Chemin de vie (Saumur)

Un témoignage de Madeleine Proust,
né(e) le 14 juin 1921
Mémoire recueillie à

Quelle éducation avez-vous reçue par vos parents, ainsi qu’à l’école ?
Mes parents étaient très sévères car ils travaillaient beaucoup. Je suis allée à l’école jusqu’à 13 ans, après avoir eu mon certificat d’étude. J’ai dû arrêter pour aller travailler à la ferme avec mes parents. Ils étaient cultivateurs. Ils cultivaient les champs.
Quelle a été votre plus grande histoire d’amour ?
(Silence)... C’est mon mariage avec mon mari ma plus grande histoire d’amour ! J’étais donc cultivatrice avec mes parents et je me suis mariée, chose … étonnante avec un commerçant !! Enfin un artisan, qui était charcutier de métier et on s’est marié. On a été très heureux ! (Sourire)...
Comment l’avez-vous rencontré?
‘’Ohh !!’’ Je l’ai rencontré à l’âge de 13 ans à l’école communale non privée où il venait lui faire des cours de rattrapage en dictée. Il était donc à l’école publique de garçons car à l’époque les garçons et les filles ne se mélangeaient pas !! Il y avait donc une école privée dans la commune et une école publique. Et mon futur mari était à l’école publique. Ce n’était pas rien à l’école de voir un garçon dans une école de filles venir au tableau, au bureau de la maîtresse. Pour apprendre à mieux faire ses devoirs en dictée, et c’est là que je l’ai connu (Sourire)... J’avais 13 ans et on s’est marié à 20 ans ! Sur le coup à 13 ans on ne s’est pas fréquenté du tout. Lui m’avait remarquée et moi aussi chose bizarre. C’est au cours d’un bal à l’occasion d’une fête des assemblées que l’on s’est retrouvé on a dansé ensemble, et puis on s’est embrassés (rire). Il est venu me reconduire et puis voilà ! Çà a commencé là, comme il voyageait beaucoup étant donner son métier il partait apprendre son métier assez loin, on s’écrivait. Tout d’un coup sans savoir pourquoi ni comment il arrêtait !! Je ne le voyais plus pendant le reste de l’année puis il réapparaissait l’année suivante (Eclat de rire) !! Il re-disparaissait… Et moi pendant ce temps là je m’amusais avec d’autre … J’allais aux assemblées, je dansais partout avec les autres garçons. Oh !! C’était amusant comme tout !! Et puis toujours il revenait. Toujours vers moi lorsqu’il revenait au pays chez ses parents. Ceux-ci étaient bouchers. Lui était charcutier mais ne voulait pas continuer le métier de boucher parce que ses parents, son père, était très sévère. Aussi à cette époque les parents étaient très sévères. Vous n’avez pas connu ça vous les filles !!? Mais bon il fallait travailler, même les jours où l’on sortait aux bals nos parents le lendemain matin nous réveillaient 1h plus tôt ! Pour nous punir ? Je ne sais pas pourquoi. Je suppose qu’ils étaient jaloux parce que l’on sortait et qu’ils ne pouvaient pas eux.

Vous avez été marié combien de temps ?
55 ans ! On a fêté nos noces d’or, j’ai eu avec lui 6 enfants : 4 filles d’abord et 2 garçons ensuite. Dans le commerce ce n’était pas toujours très facile. Il faut vous dire que je n’ai pas toujours été dans le commerce avec lui parce que l’on a travaillé pendant presque 15 ans en charcuterie. Ensuite il a monté une affaire de porcs en gros. J’ai donc quitté la charcuterie ça ma manqué car j’aimais beaucoup. Mais j’ai pu rester à la maison et élever mes enfants plus facilement. Cette affaire était très importante. Il est tombé malade il a du quitter cette affaire de porcs en gros et là il fallait bien encore travailler. Il avait une quarantaine d’années et nous avons repris une charcuterie pendant 3 ans aux abords de Saumur. Là malheureusement …ça n’allait pas beaucoup mieux il a fallu encore quitter, ça marchait bien c’est dommage j’étais revenue dans mon élément. A ce moment là on avait des amis qui l’ont initié au métier d’agence immobilière. Mon mari avait répondu : « Qu’il ne connaissait rien qu’il ne savait pas faire ». Ses amis étaient d’Angers et n’avaient personne pour faire le commerce sur Saumur donc ils lui ont dit : « Je vais t’initier et tu verras ce n’est pas compliqué je n’ai personne sur Saumur ça ne fera que nous arranger ! » C’était un peu de sa partie car il ne fallait faire que du commerce donc nous vendions des fonds de commerce et là il était dans son élément puisque le commerce c’était déjà son « dada ! ». Ca a bien marché durant 10 ans. Mais les grandes surfaces sont arrivées, les petits commerces ont disparu et le métier c’est effondré ! On aurait pu continuer à vendre des maisons mais là ce n’était pas suffisant car il y avait dans la profession des gens qui nous en empêchaient. Nous avons du arrêter. Par la suite il fallait bien encore travailler. Là où il avait fondé la maison, il est devenu commercial dans cette maison de porcs en gros. Il voyageait matin et soir prenait et donnait les commandes et il recommençait le lendemain ça a continué jusqu’à la retraite et voilà. Sa vie après n’était plus du tout la même « c’était la belle vie » (sourire).

Pouvez-vous nous raconter des anecdotes ou souvenirs de la guerre ?
Oui alors là !! Mais avant est-ce que je peux vous dire que nous à notre époque nous avons vécu, une vie très riche en progrès. C'est-à-dire que nous avons vu l’installation de l’électricité, l’arrivée des voitures automobiles, on allait au puit chercher de l’eau et faire la toilette on n’avait pas de baignoire rien du tout… On a eu aussi l’arrivée de la TSF*, pour nous c’était une chose incroyable. On écoutait de tout à la radio pour nous c’était formidable. Oh la la FORMIDABLE ! La cuisinière à bois et à charbon que l’on avait dans les maisons avant c’était la cheminée, on faisait tout au feu de cheminée ensuite, l’arrivée du matériels de culture, les moissonneuses batteuses, les lieuses tout ça n’existait pas, c’était des faucheuses. J’ai été dans les premières à avoir une machine à laver parce que nous avions beaucoup de linge à laver en charcuterie. Nous avions une chaudière et on faisait bouillir notre linge en le rinçant on le frottait à la main et on le rinçait. Les voitures sont arrivées, le téléphone aussi, il existait avant que je me marie. Encore là, avant l’électricité, on s’éclairait avec une lampe à carbure le pétrole, mais en ville c’était le gaz, le gaz de ville. Après il y a eu la guerre 39-40 je n’avais pas tout à fait 20 ans parce que je me suis mariée en 1941. En 1939 quand la guerre s’est déclaré, il faisait son service militaire donc lui a été prisonnier, il n’a pas été à la guerre. Moi je suis née en 1921. Mon mari est né en 1918, on en a entendu parler de la guerre 14-18 c’était affreux. Mon père a fait celle-ci, mon beau père aussi, ils ont fait 7 ans de service militaire parce qu’à ce moment là les autres parents faisaient 3 ans de service militaire. Ma maman était veuve de guerre, son mari a été à la guerre tout de suite, elle a eu une petite fille qui n’a jamais connu son père donc une sœur à moi, elle avait 9 mois quand il est mort et n’a jamais connu son père. Il est mort à la guerre 14-18 dans les premiers temps. Mon père lui, il était donc parti à la guerre 14-18, il était veuf lui aussi donc je suis née d’une famille recomposée d’un père et d’une mère veufs tous les deux avec déjà 2 garçons chez mon père et 1 fille de chez ma mère ce qui faisait 9 enfants à la maison. J’ai vu la guerre 39-40, on la vivait tous les jours puis étant donné que mon mari n’était pas à la guerre il s’était installé comme commerçant en Vendée et dans une ville qui s’appelait Fontenay le Conte. A cette période, parce qu’on avait des cartes d’alimentation, d’après celle-ci il fallait prendre les inscriptions c'est-à-dire que les gens venaient s’inscrire chez nous et on avait de la viande selon le nombre. On ouvrait qu’un jour par semaine et ça a duré tout le temps de la guerre. Entre temps il fallait bien vivre, mon mari faisait des toitures et des travaux de maçonnerie pour essayer de vivre. On était occupé par les allemands et des gens de partout venaient pour se ravitailler parce que c’était en Vendée. C’est un pays cocagne, on trouvait de tout : du beurre, de la farine, des œufs, du pain blanc toute sorte de choses. Alors on y venait de la Rochelle on venait de partout. Ces gens étaient malheureux de vivre. Il n’y avait rien alors je me souviens il y avait une année on avait eu des parisiens qui étaient venus avec des valises pour rapporter à manger chez eux, on avait fait des tripes à la mode de Caen. Lorsqu’ils arrivaient à paris y’avait plus rien, il ne restait plus que le jus … (rire). Ce qui était amusant. Ils étaient bien disciplinés, on leur disait on va d’abord servir nos clients vous vous mettez dans un coin du magasin et vous attendez quand il n’y aura plus de clients si il en reste vous en aurez, puis il en restait toujours donc ils avaient le reste. Mais c’était dur de faire ça car on était obligé parce qu’il n’avait d’inscription chez nous donc fallait le faire. Les allemands eux étaient prioritaires on ne leur refusait rien. J’ai eu très peur des allemands lorsqu’ils ont débarqués en France mais je me suis rendue compte par la suite qu’on avait très peur d’eux finalement, ils y en avaient qui étaient très corrects. Ils n’étaient pas désagréables avec nous, il fallait bien les tolérer quand même. Si bien qu’eux venaient avec leurs marchandises occuper notre laboratoire pour faire leur charcuterie à eux. Si bien que mon mari pour ne pas les avoir, mettait tout en panne, il arrachait les fils électriques et leur disait « Kaput ». (éclats de rire) Alors ils essayaient de refaire mais ils n’y arrivaient pas, c’étaient des pauvres petits jeunes allemands qui venaient comme ça qui n’y étaient pour y rien ! Ils nous disaient toujours : « Bouchers, Charcutiers, nous sommes contents d’être chez vous pour travailler comme vous ! » et mon mari leur répondait tous le temps : « Oui mon con ! » je lui disais qu’il ne fallait pas leur dire ça, car un jour ils comprendraient et qu’il se ferait arrêté. « Penses tu ils ne comprennent pas le français ! » qu’il me répondait. Vu que tout était en panne ils repartaient sans rien faire. Ha ba fallait avoir de l’astuce.
Avez-vous connu les camps de concentration ?
Non, on ne les connaissait pas, mais on en attendait parler, mais on ne savait pas ce que c’était. Il y en a qui était envoyé, ils ne pouvaient pas nous écrire on ne savait pas où ils allaient on ce doutait que c’était comme ça mais… Les juifs étaient obligés de laisser apparente des étoiles jaunes sur leur veste. Ils avaient très peur, car d’un jour à l’autre on pouvait les rafler. Je n’ai pas connu de rafle chez moi. Je pense qu’ils (les juifs) envahissaient tous les pays, la France, l’Allemagne… et ils étaient très forts, ils se soudaient les uns aux autres et touts leur réussissait. Si bien que Hitler en à eu marre. Donc il voulait les exterminer à cause de ça. En ce qui concerne les tziganes ça devait l’embêter qu’ils traînent partout comme ça. Je ne sais pas pourquoi … La guerre c’est triste c’est toujours les mêmes qui sont tués, ça détruit des familles, ça produit des conflits entre les femmes qui avaient des maris emprisonnés et les allemands qu’elles trouvaient comme compagnon. Certaines femmes allaient exprès pour avoir des renseignements et les communiquer à la résistance française. Elles ont été condamnées comme celles qui couchaient avec les allemands comme plaisir alors qu’elles le faisaient pour des renseignements. Elles ont été mal jugées malheureusement, elles ont au contraire fait beaucoup de bien pour la résistance française. Mais tout ça n’était pas su au grand jour on ne l’a découvert qu’après la guerre.
Qu’elle était votre vie d’adulte ?
J’ai eu une vie très dure. Lorsque mon père est revenu de la guerre il avait pris une grande ferme. Au début il avait un commis et au fur et à mesure que l’on grandissait nous les filles. Il faillait faire le travail des garçons : champs, cultures, les plantations, se lever tôt, travailler tôt dans les champs. Il aurait voulu des garçons. Je le dis maintenant ce n’était pas du travail de femme mais d’homme et malheureusement moi je l’ai vécu. Très difficilement, je n’aimais pas ça mais il fallait absolument y aller. Je n’ai pas été maltraitée mais j’étais obligée de travailler beaucoup. Malheureusement les 2 garçons que mon père avait étaient tous les 2 handicapés sourds et muets. Eux étaient placés dans une école spécialisée à Nantes pour apprendre à lire et à écrire, signer. L’un a appris le métier de cordonnier et l’autre rempailleur de chaises. Le grand tort que mes parents ont eu c’est de les faire revenir à la ferme, alors qu’ils auraient pu continuer. Ils avaient un métier en main, mais il fallait travailler à la ferme. Mais c’était difficile pour eux car maman ne les comprenait pas bien. Ils ne la considéraient pas comme une mère mais une femme. Ils savaient le lui dire, il ne l’aimait pas. A l’inverse ma mère avait une fille, comme elle était veuve de guerre, qui avait 6 ans quand ma mère et mon père se sont remariés. Mon père n’aimait pas cette fille non plus. Il la battait devant nous et on la protégeait il l’enfermait le soir quand elle était petite. Car elle n’avait pas la force de travailler dans les champs. Elle allait garder les oies, les moutons mais le soir ils ne rentraient pas. Donc mon père allait à l’étang, c’était difficile de les faire sortir et il la punissait car elle devait les ramener. Pour la puni il l’enfermait dans une écurie au cochon toute la nuit. Et nous ont allait la délivrer pour la mettre dans notre lit à nous, il ne s’en apercevait pas mais il devait s’en douter. Et voila ... les familles recomposées ce que ça donne. Souvent ils n’aiment les enfants de leur mari.
Comment voyez-vous les jeunes d’aujourd’hui par rapport à votre génération ?
Je pense que la vie pour vous va être très dure par la suite, car je ne vois pas d’issue pour vous donner du travail. Je ne vois pas du tout la vie facile pour vous. Je pense que les parents n’ont pas du tout de fermeté sur leurs enfants qui font n’importe quoi. Est-ce que c’est votre avis à vous aussi ?
Oui il y a plus de délinquance qu’auparavant.
Tout dépend de la génération des parents. Et je plains encore les plus petits qui arrivent. Nous nous sommes arrivée en progrès, on avait du travail. Je me souviens que mes filles trouvaient difficilement du travail elle aussi, ça commençait déjà. Depuis ça à toujours continuer. C’est au petit bonheur la chance. Je ne connais pas votre vie de maintenant les jeunes, mais je pense que vous croyez que tout a toujours existé. On ne prend plus le temps de rien faire. Alors que nous, malgré tout notre travail, on prenait le temps de vivre ! On avait des temps de repos, on n’était pas bousculé comme maintenant. Il faut toujours aller vite, vite vite aujourd’hui malgré qu’il y à tout, pourquoi ?? Il faut aller moins vite puisqu’il y à tout… C’est difficile de comprendre, je vois les cuisine aménagée lorsqu’elles sont arrivées ça m’avait fait « TILT ». Ca, chez mes enfants ils y avaient tout sous la main... Mais ça se dépêchait toujours autant et ça courait toujours autant… ils ont tous four à micro ondes, machine à laver le linge, la vaisselle et vous courrez tous le temps, tout ces trucs la faut les astiquer etc. ça fait du travail en plus. Dans mon temps les femmes restaient au foyer, il n’était pas obligatoire qu’elles travaillent, elles élevaient leur enfants. Il y a eu des études, des métiers (dactylo, secrétaire...) Mais est-ce que c’est mieux ? On a demandé l’égalité Hommes / Femmes mais on ne l’a toujours pas… En salaire les hommes en ont toujours plus que les femmes mais elles ont aussi à coter à entretenir leur maison : moitié plus de travail. Alors les hommes ce sont mis à aider un peu plus les femmes, je vois maintenant les nouveaux ménages les petits jeunes ils font autant de travail que leur femmes. Alors qu’à mon époque, lorsque j’avais proposé à mon mari de pousser la poussette il m’avait répondu : « tu en as vu des cons comme moi qui roulent les poussettes ? ». Il ne voulait pas il avait honte.
Comment vous sentez vous au sein de l’établissement ?
Au sein du personnels très bien, au sein de la direction très bien. Mais !!! Il y a ici une chose qui n’est pas présente partout nous sommes isolés du monde extérieur ! Parquée dans les champs. Il n’y a pas de magasin autour pas de commerce on doit se débrouiller par nous même pour faire nos courses. On est coupé de la vie actuelle. Il n’y a pas de monde autour de nous, il n’y a que nous. On n’est à peu près 40, les même visages, grimaces. Mise à part ça je me trouve très bien ici. Que voulez vous dans mon état. Si je suis venue ici c’est que je ne pouvais pas être toute seule chez moi. J’étais en pleine ville et c’est ça qui me manque le plus. Pour sortir il n’y a jamais personne, on a quelques activités qui nous emmènent ça et là quelque part. Le bus on ne le prend pas on a peur de tomber. Il nous faudrait une voiture qui nous emmène de temps en temps. On nous a proposé des services mais à 20€/h que voulez-vous faire il n’y a pas moyens. Alors on reste là. Comme pour les courses on doit prendre sur le temps de nos aides ménagères mais pendant ce temps là le boulot n’est pas fait. Et on a le droit à tant d’heure par mois selon les revenus. Faut se débrouiller. Moi j’ai de la chance j’ai mes enfants ils m’emmènent au course. Ça vous satisfait ?
*₁ Radio
(Pour finir en beauté voici une chanson créée sur l’air de c’est un mauvais garçon)
La complainte des vieux :

Nous les petits vieux nous ne sommes pas heureux
D’être parqués comme des malheureux
Il faut t’avoir pour être à leur goût
Un bon maintient et tenir debout

Ce n’est pas chouette la vieillesse
Ça donne un air de tristesse
Et c’est pourquoi nous somme venu ici
Finir le reste de notre vie

Refrain :
C’est le cri du vieillard, qui donne le cafard
A ceux qui l’écoute…
On a peur de lui
Quand on le rencontre au hasard
C’est un appel au secours
C’est un cri d’amour
Prenez-le comme ça
Venez souvent visiter vos p’tits vieux
Ils seront heureux…

Seul dans sa chambre il ressort sans arrêt
Ce que fut ça vie avec celle d’aujourd’hui
Il lui faudrait beaucoup de gaieté
Des variétés et de l’amitié
Ce n’est pas toujours facile
Ici on est loin de la ville
Voir tous les jours les murs des bâtiments
Pour nous ce n’est pas réjouissant

Refrain

Pardonner moi si je vous dis tout ça
Sans offenser personne loin de là
Pour la famille c’est la facilité
Pour nous c’est sur c’est la tranquillité
Nous ne pouvons rien n’y faire ...re
Il faut tacher de s’y plaire
Pourtant savez-vous ce que l’on attend
Que ça finissent rapidement …

Refrain

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