Ça c’est Jeanine… !

Un témoignage de Jeanine Parrent-Maertens,
né(e) le 5 août 1929
Mémoire recueillie à


Je suis Tourquennoise, née à Notre-Dame de Lourdes, rue des Maraîchers. Je suis allée à l'école jusqu'à 17 ans, à Sévigné à Tourcoing, j'ai fait un an de musique, un an d'anglais et un an de couture. C'était rue des Anges en ce temps-là.
Après j'ai travaillé dans une bonneterie, Createx, c'était du tricot, des petits pulls en tricot.
Là, j'étais au repassage et même à la machine, ça s'appelle une carre-lande, une sorte de grosse presse.

Alors après, je me suis mariée à 23 ans. J'ai eu 3 enfants, qui s'appellent Dominique, Brigitte et Françoise. Quand j'ai eu ma troisième, le docteur m'a dit : « Vous voulez un garçon ? » J’ai dit « Oui ». Il me dit : « C'est une fille ! Bon bah, je la remets ! »
J'ai donc 3 filles, et alors le plus beau, c'est que mes filles se sont mariées et ont eu un fils tout de suite. Alors j'ai dit, « Comment t'as fait ?» et leurs maris m'ont répondu : « Oh Mamie !!! »
Donc voilà, ça c'est Jeanine… !

J'ai 8 petits enfants et 5 arrières. Vive Noël ! J'ai été veuve à l'âge de 50ans, mon mari avait mon âge. Refaire sa vie ce n'est pas toujours évident.
Je suis contente avec mes filles, elles m'ont beaucoup soutenue. Il paraît que c'est mieux d'avoir des filles dans les moments difficiles. Mon beau-fils a dit qu'au bout de 7 ans de veuvage, j'étais à nouveau vierge ! Je ne sais pas où il a été cherché ça, il raconte toujours des bêtises ! Ha ha !

J'ai toujours fait des ménages, du noir et du blanc, si vous voyez ce que je veux dire … Haha !
On avait construit une maison dans le quartier de la Rouge Porte à Tourcoing. Mes filles étaient déjà mariées, elles avaient déjà un petit garçon. Il y a 27 ans déjà, en 1981, Ça s'est déroulé comme ça.
J'étais beaucoup à la « Fraternité des Malades », on préparait des expositions, on faisait des coussins pour les malades, c'était du travail bénévole. Il y a beaucoup d'associations sur Halluin.

J'ai fait des voyages aussi. Je suis allée à Andorre, à la frontière espagnole, dans le Périgord aussi, avec mes 3 enfants. Par contre en ce temps-là, il y avait beaucoup de maisons familiales. On allait en Normandie souvent, avec les enfants. Dans ces maisons les mamans pouvaient se reposer, et en ce temps-là mon mari il avait encore une Quatrelle. J'aimais bien la laver cette voiture ! Et après j'ai eu une R6. Les maisons familiales existent encore mais ont fortement augmenté niveau prix.
Mes enfants et petits-enfants viennent souvent, avec le TGV c'est rapide. Ils changeaient souvent de magasins, c'était embêtant pour les enfants, pour l'école.

Sinon, j'ai une fille qui habite à Tourcoing et qui a été concierge au collège du Sacré Cœur. Et l'autre vit à Linselles, travaille dans les écoles et sert à la cantine. Et depuis que j'ai mal aux jambes, tous les 2 jours elle est ici ! Ça c'est Dominique, hein !

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