Constantine

Un témoignage de Simone M,
né(e) le 23 février 1938
Mémoire recueillie à

Constantine

Témoignage recueilli le : 19/02/2015

« Je suis allée au lycée à Constantine en Algérie car mon père a eu une promotion.

A Constantine c’était différent de Batna, il y avait les transports. Mais on ne les prenait pas souvent, ce n’était pas très propre. Maintenant tout le monde a une salle de bain mais dans le temps ce n’était pas comme ça. Tout le monde ne se lavait pas, alors on attrapait des poux. On avait une heure de marche à pieds pour aller au lycée. Mais ça ne nous faisait pas peur. On aurait pu prendre les transports en commun mais on ne voulait pas attraper des bestioles.

Il y avait un grand marché couvert qui était tenu généralement par les arabes. Il y avait un peu de tout. Les boucheries étaient à part. Mais il y avait tous les magasins qu’on voulait : pharmacies, épiceries, boucheries. Ce qui était bien avec les arabes c’est que c’était ouvert tout le temps, mais il y avait aussi des européens des fois.

La côte de l’Algérie est très belle. Constantine c’était une ville qui était très curieuse, il y a le Rhummel qui passait, c’était un fleuve qui était très profond. A Constantine il y avait des maisons qui étaient dans le village arabe. En 1947, on a eu un tremblement de terre. L’épicentre était à Sétif qui était à environ 200 km de Constantine mais on l’a ressenti. Et il y avait des maisons, c’était des maisons en torchis, qui sont tombées dans le Rhummel.

Il y avait des passerelles qui passaient sur le Rhummel. Il y avait deux côtés de ville à Constantine

string(0) ""