« Contraste »

Un témoignage de Pierrette MARINET,
né(e) le 15 juin 1927
Mémoire recueillie à

L’Autriche :

 

J’ai été au Tirolles en Autriche en voyage organisé et on a fait pleins de visites. J’étais contente car il y avait ma sœur, c’était le seul voyage que son mari lui a laisser faire. Il nous avait dit : « partir pourquoi faire ? ». En haut du col, elle pleurait, tellement elle trouvait ça beau (les arbres, les plaines fleuries..). Les gens étaient très polis et accueillants contrairement à ce qu’on m’avait dit.

On avait un chauffeur de car, il a fait le con pendant tout le voyage, on était plié de rire. Je me souviens, devant un château que je ne voulais pas visiter, je me suis assise à coté d’un italien qui me parlait. Il ne parlait pas français et moi je ne le comprenais pas non plus. Alors, pour ne pas le vexer, je lui répondais « oui, oui, oui… »

 

L’Inde :

 

Je suis également allée aux Indes pendant un an, suivre mon mari qui travaillait, là aussi, sur un barrage. Mon fils n’osait jamais sortir, car il avait peur de ne pas pouvoir communiquer avec les autres enfants du coin, il n’avait que 11 ans. Puis un jour, pleins d’enfants sont venus à ma porte pour le chercher et l’ont pris par la main pour l’emmener jouer. Et finalement, il ne voulait plus rentrer. En Inde, ils ont des belles choses, ils brodent tout à la main. En partant, on leur a laissé toutes nos affaires (Outils, matériels…). Ils étaient contents. D’ailleurs nous avions dû signer des papiers pour pouvoir leur donner nos affaires pour pas que d’autres pensent qu’ils les avaient volées. Se sont des gens très respectueux.

J’ai vu les ingénieurs et les ouvriers, on préférait les ouvriers car les ingénieurs les traitaient comme des moins que rien.

Un jour, j’ai croisé un homme, il m’a demandé si j’étais anglaise et je lui ai répondu que non, j’étais française. A ce moment, il s’est levé pour venir me serrer la main. Là bas les anglais les traitaient presque que comme des esclaves. Beaucoup vivent dans la misère. J’ai acheté un tapis à une dame qui venait de le finir prés de l’hôtel, elle n’avait jamais gagné autant d’argent en vendant un tapis.

 

En revenant en France, tout nous a paru énorme. On avait de grands jardins, de grandes maisons. C’était une belle expérience. On voit les choses différemment ensuite.

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