Le bonheur d’enseigner

Un témoignage de AnonymeM,
né(e) le 11 septembre 1920
Mémoire recueillie à

Quand je suis entrée dans l'éducation nationale, j'étais très heureuse de voir tous ces enfants autour de moi, et ça a bien marché dès le départ. J'ai tout de suite été titulaire. A la maison, j'avais deux frères plus jeunes que moi, et le deuxième allant en classe, ça m'a donné envie de travailler avec lui. Je crois que c'est ça qui m'a aiguillé vers l'enseignement. Mes frères, eux, n'ont pas été intéressés par l'éducation.
Dans les classes, c'était toujours pareil, les enfants écoutaient toujours mes arguments et j'étais avec des élèves qui savaient se taire et écouter. C'est pour cela que l'inspecteur avait mis à la fin de son rapport : «la maîtresse aime les élèves mais les élèves aiment la maîtresse». Je réussissais bien de ce côté là.
J'ai eu à peu près tous les âges, toutes les classes. La première classe que j'ai eu était le cours préparatoire qui venait d'être créé, et c'est pour cela qu'on m'a recruté. Là, tout était nouveau pour les enfants, pour l'académie, et pour moi.

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