L’école et la mode

Un témoignage de Andrée Génaille,
né(e) le 17 décembre 1914
Mémoire recueillie à

« Je suis née le 17 décembre en 1913 dans un petit village de Normandie. J’en garde un bon souvenir. Cela fait 25 ans que je suis à Chambéry, avant j’habitais en campagne. »

Parlez-nous de l’école :
« J’ai arrêté l’école à 17 ans avec mon bac ! Une anecdote, le jour de mon examen j’étais assise à côté des  garçons et je ne comprenais pas pourquoi car les filles étaient de l’autre coté.  C’est en recevant les résultats que j’ai compris pourquoi : les professeurs m’avaient inversée avec mon frère.
On avait une institutrice pour tous les élèves et les classes étaient réparties par rangées.

On rangeait la classe à tour de rôle. Nous n’allions pas à l’école le jeudi et le dimanche.
Mon meilleur souvenir à l’école, c’était que les garçons couraient après les filles.
Mon pire souvenir : je courais dans les escaliers et je me suis cassée la cheville.
Et quand on était puni, on marchait dans la cour les mains dans le dos ou on était à genoux sur l’estrade ou encore on était sous le bureau de l’institutrice. »

Et la mode à l’époque ?
« Le bikini n’existait pas en campagne et le pantalon n’était pas autorisé.
On avait des vêtements de tous les jours : robes, chemisiers, jupes… En revanche, les jours des fêtes  on portait le chapeau traditionnel. J’avais une belle robe de mariée que ma mère m’avait faite. »

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