l’école

Un témoignage de Simone R.,
né(e) le 1 janvier 1970
Mémoire recueillie à


Ou étiez-vous à l’école ?


-« De toute façon toujours sur Grenoble. A l’école primaire j’étais dans le quartier Saint Bruno, c’était une école privé. Elle existe encore mais elle a été modifiée et réduite à une maternelle. J’y suis restée deux ou trois ans. Ensuite on a déménagé toujours sur Grenoble mais à égale distance entre le cour Berriat et la place de Metz. A ce moment-là, je suis rentrée à l’institution Saint Joseph qui était une institution privée. Cette école a été démolie il y a quelques années, c’est actuellement une école primaire. J’ai fait mes études là, j’y ai passé le brevet ensuite ça nous a amené à l’après-guerre.


Au moment où je suis arrivée aux études supérieures j’ai passé le concours de l’Ecole Normale et le manque de professeurs à cause de la guerre attribuait l’équivalence au brevet supérieur. Et puis je n’ai pas utilisé ce concours, auquel pourtant j’avais été reçu pour diverses raisons, notamment le choix entre l’enseignement privé et l’enseignement public. J’ai finalement retenu l’enseignement technique. Ça m’a permis de préparer aussi les prises de conférences, de congrès. Aujourd’hui tout ça n’est plus utile grâce aux instruments comme le vôtre pour enregistrer. Avant le travail fait par votre appareil était fait par des personnes. J’ai pris des conférences complètes au cours de ma vie professionnelle. »


Comment vous avez vécu votre scolarité dans son ensemble ?


-« Dans son ensemble je ne l’ai pas mal vécu. Simplement il faut se replacer dans le contexte de cette guerre et de cet après-guerre. Finalement j’avais 11 ans quand la guerre s’est déclarée et elle a duré jusqu'à 20 ans.


Enfin à l’époque on ne sortait pas forcément des études à 20 ans, contrairement à maintenant où les études sont longues. Il y a aussi des débouchés qui n’existaient pas à l’époque. »


Est-ce que vous aviez de bonnes relations avec vos professeurs ?


-« Excellentes. Et dans l’institution où je suis restée le plus longtemps, j’ai eu une institutrice que le hasard a voulu que je rencontre quand je suis revenue à Grenoble pour ma retraite. On s’est reparlé et ça s’est transformé en amitié et en affection.


Je l’ai accompagnée pratiquement jusqu'à la fin de sa vie, elle était dans une maison de retraite. Je pense qu’on n’avait pas réciproquement de trop mauvais souvenirs l’une de l’autre. »



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