Madame Cayrac

Un témoignage de Franceline Cayrac,
né(e) le 29 août 1919
Mémoire recueillie à

Je suis née à Lyon et j'ai habité une grande partie de ma vie rue de la Rize. J'y habitais parce qu’il y avait ma famille qui y habitait aussi. Mon père avait un commerce. Il vendait un peu de tout et des meubles aussi, il avait une très grande boutique. Quand j'étais chez mon père, on voyageait beaucoup, je suis allée en Espagne, en Italie, en Suisse... Le chocolat y est très bon ! J'ai connu la mer parce que j'ai beaucoup voyagé, je prenais le train, l'avion, ce qu'il fallait.
J'ai des frères et sœurs d'ailleurs. Voici sur la photo : mon frère et sa femme. J'avais aussi beaucoup d'amis, vous pouvez voir sur les photos.

Puis on m'a proposé un poste aux Galeries Lafayette et j'ai accepté. J'étais indépendante, je vivais pour mon travail. Il fallait être habillé correctement quand on travaillait aux Galeries Lafayette.
J'allais au cinéma bien sûr à l'occasion, si ça me faisait plaisir, j'allais à l'opéra aussi, me promener au Parc de la Tête d'Or. Je n'avais pas spécialement beaucoup d'argent mais je me privais de certaines choses pour m'en payer d'autres, comme on fait souvent. Ce bracelet, c'est moi même qui me le suis offert. Il coûtait 10 francs à l'époque, maintenant ça fait 30 ou 40 ans que je l'ai.

J'aimais la musique, tout ce qui était pour danser ; on venait parfois chez moi pour danser. J'aimais Charles Trenet, Aznavour... Je les ai entendus et vus seulement quelques minutes. J'aimais aussi beaucoup Michel Sardou. J'aimais aussi lire, faire la cuisine, m'occuper de beaucoup de choses. Je suis aussi déjà montée à cheval, j'aimais me baigner. Par contre, je n’ai jamais aimé dessiner.

Je faisais aussi du tricot : je me faisais des pulls et des écharpes. Je savais aussi coudre, je me faisais de belles robes. A l'époque, j'étais tout le temps en robe. Peut-être une fois, j'avais un petit pantalon mais sinon j'étais tout le temps en femme.

J'ai aussi travaillé pendant 25 ans avec des "sans abris". C'est un public intéressant, il y a beaucoup à faire. Mais c'est pas marrant tous les jours de passer sa vie avec eux. C'était une façon de vivre avec eux, on fait pas toujours ce que l'on veut mais ce que l'on peut. Avec ce travail, j'ai là aussi beaucoup voyagé, j'ai fait tout le tour de la France.

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