Malgré la guerre, une enfance heureuse!

Un témoignage de Yolande M.,
né(e) le 19 août 1927
Mémoire recueillie à

«Durant la seconde guerre mondiale, nous n’avions pas beaucoup de loisirs mais, j’ai tout de même eu une enfance heureuse. Le départ de mon père pour la guerre a été un énorme coup dur. Il avait déjà fait la première guerre mondiale et pour nous protéger des bombardements il avait creusé une tranchée dans notre jardin. Nous habitions en Normandie et en juin 40 nous sommes partis en direction du sud où nous dormions chez les habitants mais un mois après nous sommes retournés dans notre maison.»


«J’ai eu mon diplôme de fin d’école à onze ans et demi, ensuite j’ai commencé à travailler avec ma mère. On confectionnait des blouses qu’on vendait sur le marché»


«Pendant l’occupation allemande, on avait un couvre feu à 22 heures. Nos activités étaient en particulier des jeux qu’on faisait en famille comme les dominos, la broderie, on écoutait la radio, on essayait toujours de capter «Radio Londres».


Nous avions 15 jours de vacances par ans. Mon père qui avait la chance d'avoir une voiture, nous emmenait à la mer. A l’époque nous n’avions pas tous la chance de pouvoir y aller, les plages étaient vides »


«Ma mère adorait danser, alors toutes les deux nous marchions cinq à six kilomètres pour aller au bal. Nous dansions toute la nuit jusqu’à cinq heures du matin, ensuite on rentrait en marchant et on se levait à neuf heure et demi pour travailler, ma mère me disait toujours : «les loisirs sont pendant la nuit car la journée nous devons être prêtes à travailler.»


«La guerre se termina quand j'avais 17 ans. Je me suis mariée en 1948, j'avais 21 ans, mon père souhaitait que mon mari ait fini son service militaire avant de nous marier. On habitait dans la maison des grands parents de mon mari, j’y ai vécu 57 ans. J’ai eu quatre enfants, je ne travaillais plus mais je m’occupais d’eux, de la maison, j’aimais jardiner, préparer des bocaux de légumes et de confitures.


J’ai passé mon permis de conduire en 1968, j’avais 50 ans, et ma 1ère voiture était une 4L.»


Il y a seulement trois ans que je suis venue habiter à Saint Étienne et quitter ma maison en Normandie a été le plus difficile mais je pense avoir fait le bon choix, je ne regrette pas.»



Témoignage de La normande


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