Marseille de mon temps

Un témoignage de Simone M,
né(e) le 18 février 1931
Mémoire recueillie à

Marseille

Témoignage recueilli le : 19/02/2015

Ca faisait comme des petits quartiers, on se connaissait tous.

Je connaissais plus mes voisins que maintenant. A Marseille on habitait un petit quartier où tout le monde se connaissait : le boulanger, l’épicier…

Il y avait tous les corps de métiers qui venaient ! Le rémouleur qui passait pour aiguiser les couteaux. Le chiffonnier, il venait chercher les vieux chiffons et après ils les vendaient. Les cartons aussi se vendaient. Certaines petites gens faisaient ça, et ils arrivaient à vivre… Il y avait aussi la marchande de fromage ! On descendait avec une assiette, c’était des brousses de chèvre, c’était délicieux ! Ça existe toujours d’ailleurs. La poissonnière qui venait vendre ses poissons. Il y avait le cantonnier qui venait balayer tous les jours les trottoirs, l’eau passait dans les ruelles. C’était impeccable. Le vitrier aussi, il venait poser les vitres. On n’était pas obligé de courir quand on avait une vitre cassée, on savait qu’il allait passer. Mais petit à petit ça a disparu. C’est dommage parce que c’était bien. Ça a été terminé dans les années 60.

Les grandes surfaces, c’est arrivé à ce moment-là ! En 1957 ou 1958 à Marseille il a commencé à y avoir des petits casinos, les petites supérettes. C’était des petits  magasins, ce n’était pas énorme. Si on voulait, on pouvait se faire servir ou trouver nous-mêmes ce que l’on voulait.

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