Une carrière d’infirmière

Un témoignage de Marie-Louise Eyraud,
né(e) le 1 janvier 1917
Mémoire recueillie à

Née en 1917 à Aubenas, Marie-Louise a vécu son enfance avec un frère et une sœur. Durant sa scolarité à Saint-Etienne de Fonbellon, Marie-Louise a construit une relation fusionnelle avec sa maîtresse. Celle-ci l’a poussée à passer son Certificat d’études, qu’elle a obtenu en 1930. Elle s’est ensuite orientée vers la profession d’infirmière, pour laquelle elle a fait ses études à Saint-Etienne. Elle est sortie dans les 22ème sur 163 !
Son diplôme acquis, Marie-Louise trouve un emploi d’infirmière sur Viviers chez un docteur ; elle percevait 600Fcs par mois. Grâce à cet emploi Marie-Louise se lia d’amitié avec la femme du docteur, ensemble elles ont connu quelques péripéties assez loufoques comme celle que l’on va vous raconter :
L’épouse du docteur et elle-même étaient en voiture mais tout à coup le véhicule tombe en panne et le klaxon reste allumé, tous les gens étaient paniqués, ils prenaient ce bruit pour une alarme de guerre. Son amie partie chercher de l’aide, pendant ce temps Marie-Louise attendait dans la voiture. Soudain un homme s’approcha du véhicule, souleva le capot et éteignit le bruit !
Ce premier emploi lui permit de verser tous les mois une petite somme d’argent qui s’élevait à 50Fcs à ses parents, pour les aider à subvenir à leurs besoins car ils avaient du arrêter de travailler. Marie-Louise passe son permis de conduire en 1942. Elle décida de partir de Viviers et s’installa à Fréjus, où elle offrit ses services d’infirmière pendant cinq ans et demi dans un service de maternité, puis en pédiatrie. Ensuite elle décida de revenir sur les lieux de son enfance, pour exercer sa profession dans une maison de repos à Aubenas. Son plus beau souvenir fut son diplôme d’Etat car ses parents n’avaient pas les moyens de lui financer ces études. Pour aider ses parents et se construire un avenir, Marie-Louise commença à travailler à l’âge de 13 ans à l’usine, où elle s’y rendait à pied. Puis à l’âge de 17 ans, elle fut engagée dans une pâtisserie pour une durée de seize mois. Trois mois après son entrée, elle fût convoquée pour un examen de probation : On l’encouragea à poursuivre ses efforts. L’invention qui l’a le plus marqué fut l’électricité d’un point de vue pratique. Selon elle, la vie maintenant est difficile, surtout pour la jeunesse.

array(0) { }