Vie Quotidienne

Un témoignage de ,
Mémoire recueillie à

On utilisait la fontaine, le puits et la pompe qui servaient pour la boisson, mais il y avait quelque fois des fontaines où l'eau n'était pas potable mais on s'en servait pour la toilette, la lessive, le jardin puis quelque fois pour la cuisine en la faisant bouillir.
La toilette se faisait tous les jours dans un évier, car il y avait des gens qui n'avait qu'une pièce qui servait de salle de bain, de salle de séjour, de cuisine. Mais il y avait pas mal de gens qui avaient deux pièces, une cuisine et une chambre mais il n'y avait pas de pièce spécifique pour la toilette. Il y avait une pièce qu'on appelait la "souillarde", on y faisait les travaux qui souillent, qui salissent; on nettoyait les légumes... et dans beaucoup de maison, dans la chambre, il y avait une table de toilette sur laquelle on trouvait une cuvette, un pot à eau et à coté il y avait ce qu'on appelait un "broc" et un seau de toilette pour évacuer l'eau. Dans certaine maison, ces garnitures de toilette étaient plus ou moins jolies, riche, il y en avait en émaille, en porcelaine, bien décorées, et cela dépendait de la richesse des propriétaires et, puis il y avait aussi qui accompagnait cette garniture une sorte de petit plateau sur lequel on mettait le savon, un autre petit plateau sur laquelle on mettait le peigne et puis dans certain cas, une boite dans laquelle on mettait la poudre; et on faisait sa toilette dans ces récipients rarement avec de l'eau chaude à part quand il faisait très froid, mais en général, on prenait l'eau du broc et on l'évacuait dans le seau de toilette que l'on était obligé de vider le lendemain et dont on se servait pour les besoins naturels. On n’avait pas de WC à la maison. Le matin et le soir ce n'était pas très agréable de faire ses besoins dehors donc souvent on faisait dans le seau de toilette ou dans les pots de chambre. Ce pot de chambre était selon les maisons plus ou moins joli soit en porcelaine soit en Fayence plus ou moins décorée et alors après il y avait la grande toilette ! On avait pas de baignoire ni de douche alors dans à peu prés toutes les maisons on disposait de grandes bassines ou parfois, des teubs c'est comme une bassine mais plus plat et rond et on se lavait la dedans .En principe on les installer devant la cheminée et on faisait un bon feu et on faisait chauffer l'eau à la crémaillère avec du bois de serment que l'on mettait en dessous et l'eau chauffait très vite .On mettait l'eau chaude dans la bassine ou le teub et on ajoutait de l'eau froide qu'on apportait avec un seau ou avec un broc et ma maman prenait le drap de bain et le chauffait au feu avant de me couvrir avec . La toilette du dimanche était très agréable ! Et puis il fallait que l'on ramasse le tout, que l'on aille vider l'eau. Pour être propres cela demandait de l'effort. Les hommes souvent à la campagne se rasaient une ou deux fois par semaine, parce que c'était une économie d'eau et de temps. Et c'est comme le linge on n'en changeait pas tout les jours. Les hommes changeaient de chemise une fois par semaine et dans certains cas, je pense à mon père et mon grand père, comme ils étaient instituteurs, ils étaient obligés d'être propres et ils changeaient de cols et de manchettes.
La lessive était longtemps un travail très pénible .On ne lavait pas les draps pendant l'hiver. En été on faisait la grande lessive !
La lessive hebdomadaire se faisait à la main. La lavandière lavait son linge sur une table parce qu'on lavait en 2 fois, à la main avec un savon et une brosse pour enlever les taches, on appelait Ça " passer le linge" avec du savon de MARSEILLE puis après, on faisait bouillir le linge qui supportait donc le frottement d'une brosse ainsi que la lessive. A cet époque on utiliser du coton ou du lin .Quand tout sa était prêt on mettait dans une lessiveuse qui était en tôle galvanisée pour éviter d'être rouillée. Il y avait de plusieurs tailles. C’était un récipient dans lequel il y avait comme une sorte de rond sur lequel il y avait un tube avec comme un champignon, le linge que l'on avait lavé à la main on le mettait tout autour du champignon avec de l'eau et de la lessive. Après on allait au lavoir, il y avait des endroits où il fallait aller, au ruisseau ou dans une rivière .On battait le linge pour l'essorer, on le battait avec un morceau de bois et pour ne pas se mouillée elles avaient un garde-genoux dans lequel elles mettaient soit un coussin soit de la paille pour être dans une position la plus confortable possible. Quand tout sa fut terminé on transportait notre charge dans une brouette. Pour blanchir le linge il y avait plusieurs moyens: mettre une boule bleue à tremper avec le linge ou alors étendre le linge sur l’herbe. Ensuite il y a le repassage, dans le temps, on n’avait pas de fer électrique donc on repasser avec des fers en fonte. Ce fer on le faisait chauffer devant le feu ou sur une cuisinière si on en avait une. Il existait des repasseuses de métier pour les personnes qui ne pouvaient pas repasser. Elles avaient un fourneau spécial que l'on appelait une cloche et comme il n'y avait pas de thermostat, c'est elles qui faisaient le thermostat selon ce qu'elles repassaient. Pour vérifier la température soit elles rapprochaient le fer de la joue ou soit-elles crachaient dessus .Il y avait aussi ce qu'on appelait le "coq", cela ressemble à un œuf, ça servait à repasser dans les manches. Il y avait aussi ce que l'on appelait l’amidonnage, pour les cols, les poignets... cet amidon pouvait aussi se faire avec de l'eau de riz. Tout cela prenait énormément de temps surtout que les femmes de la campagne en plus de la cuisine, le ménage, les enfants, travaillaient aux champs.
Souvent pour les grandes lessive, elles étaient faites l'été plus une avant l’hiver, les gens s'aidaient entre eux.
En général les draps n’étaient pas repassés car ils étaient bien bien bien bien étirés.
Dans les années 1900 il n'y avait pas beaucoup de vêtements, les femmes avaient leur chemise qui servaient de chemises de jour et qu'elles gardaient la nuit. Dessus elles mettaient un vêtement que l'on appelé "camisole" c'est une sorte de gilet qui était garnis de broderie, dentelles, volants, selon la richesse du propriétaire.
Il y avait une tradition qui s'est perdue il y a pas très longtemps. Les jeunes filles quand elles se mariaient, apportaient un trousseau qui était constituait de draps, de nappes, de serviettes de table et de toilettes qui étaient en toile car le tissu éponge n'existait pas. Il y avait aussi des chemises, des camisoles, des jupons, on y trouvait parfois des couettes, des couvres pied et des matelas ou des édredons en forme de plume. Le trousseau était comme une réserve que la mère constituait pour sa fille dès l'âge de 10 ou 12 ans et à cet âge là, les filles commençaient à broder leur trousseau et c'était pour elle, une sorte de loisir. Et il y avait une petite rivalité entre famille par rapport au plus beau trousseau. Elles brodaient leur initial sur leur vêtement. Il y avait certaines filles qui avait une dote donnée par leur parents.
A cette époque là on passait très facilement des contrats de mariage. Maintenant on se marie sans contrat de mariage. La mariée montrait son trousseau aux invités.

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