Visite improvisée du LUXEMBOURG

Un témoignage de Elise J,
né(e) le 4 décembre 1913
Mémoire recueillie à


« Kerschenmeyer était mon nom de jeune fille, les origines du nom viennent “Kerschen” qui était le nom d’un bourg et “Meyer” était au Luxembourg, le nom que présentait le maire: cela a donné comme nom de famille “Keschenmeyer”.


L’entrée du Luxembourg, à partir de la gare était une toute petite place où il y avait des tramways qui circulaient. Et alors qu’on rentrait un tout petit peu en ville, à droite, il y avait un vieux pont et quand on rentrait totalement en ville, à gauche, il y avait un nouveau pont. Si on prenait le vieux pont à droite, on pouvait encore voire des maisons anciennes et en traversant le vieux pont on rentrait en ville. Et si on prenait le nouveau pont celui qui est à gauche, on pouvait voir des grandes maisons et après on pouvait voir aussi une grande bâtisse qui était neuve quand j’étais petite fille. Ce grand bâtiment était un grand bureau du minerai de fer. En allant plus loin de ce coté là, vers la fin de l’avenue, il y avait la caisse d’épargne et juste après un grand pont, il y avait un grand bâtiment. En face il y avait de nouvelles constructions et vous trouviez le bureau du chemin de fer qui était un grand bâtiment un peu. Si on prenait le vieux pont de droite, il y avait un peu en retrait la garnison où il y avait encore quelques militaires. En avançant, il y avait une petite ruelle, où il y avait une église protestante et en tournant il y avait un collège, qui existait déjà de mon temps. En contournant le collège et en allant par la droite et vous trouviez une vieille cathédrale. A l’intérieur de cette cathédrale, il y avait une vierge noire taillée dans le bois. Une légende raconte que cette vierge noire qu’on voulait mettre dans la cathédrale s’était sauvée. Elle s’était cachée mais finalement, on l’a retrouvée et remise dans la cathédrale. Puis comme elle s’est de nouveau sauvée on a construit une belle statue et elle restée.


En continuant plus loin, vous trouviez à droite la maison du grand Duc et de la grande Duchesse qui était une vieille maison mais aussi un beau bâtiment. En traversant la rue vous trouviez une grande place où il y avait la statue de Guillaume et également la mairie .C’était une place un peu surélevée, lorsqu’on descendait, il y avait deux escaliers qui menaient vers la cathédrale. En continuant à rentrer en ville, on pouvait voir des rues assez anciennes et d’autres plus récentes, il y avait beaucoup de magasins et de banques. On arriva alors à la Place d’Arme: une place où il y avait un kiosque au milieu et le dimanche vers onze heure-onze heure et demi il y avait des concerts. D’un coté de la place, il y avait des restaurants, des hôtels. Lorsque vous continuiez dans ce sens là et que vous traversiez la place, vous arriviez vers la poste principale. C’était déjà un beau bâtiment à ce moment là. A gauche il y avait des banques, des synagogues et sur la droite il y avait des escaliers qui vous menait à une grande place. Je ne sais pas si elle existe encore mais à mon époque elle n’était pas aménagée.


En continuant à gauche de la place, vous alliez vers un quartier récent qui a été construit quand j’étais petite fille. Puis à l’entrée de la ville, il y avait l’Octroi (ancien bureau des douanes). C’était un très petit bâtiment, devant cela il y avait une balance en bois où l’on mettait les voitures qui voulaient passer afin de les peser avant de payer le passage. Dans ce quartier là, les maisons ont été construites du temps où je n’étais pas encore née. Mes grands parents avaient une brasserie dans ce coin là, pas loin de l’Octroi. Ma grand-mère avait un frère entrepreneur et c’est lui qui a construit toutes les maisons de ce quartier. On appelle ce coin la « Merle », c’est comme « Faubourg ».


En remontant vers la ville, il y avait de beau quartier qui ont été construit plus tard, et lorsque vous avanciez, il y avait une grande place où se faisaient les foires. Un peu plus loin il y avait un autre faubourg, qui remontait de la ville vers l’extérieur. En allant vers la droite, vous retrouviez l’autre partie de la ville, et il y avait là une maison pour les personnes âgées, faite pour les familles qui étaient désargentés, c’est la fondation Pescadores. De ce côté-là, il y a une descente qui menait vers la petite ville. Sous les ponts, il y avait une petite ville qui entourait le bas de la ville. En face de la fondation Pescadores, un pont a été construit et de l’autre côté, il y avait une élévation qui menait à une grande maison où se déroulaient les réunions budgétaires. Vers l’extérieur, il y avait le “Limpsberg”, c’est un faubourg où il y avait une petite brasserie, des petites maisons et des petits magasins. Vers la Belgique, en partant du centre ville, il y avait d’un côté une montée vers la Belgique, et de l’autre une descente vers les prairies.


● Quel est le monument qui vous avait plu à l’époque ?


C’est une statue dorée qui se situait en ville entre les deux ponts, elle représentait une femme qui tenait une couronne et qui avançait. Sur la place où se situait la statue, il y avait des chaises et on avait une très belle vue sur la ville basse. De l’autre côté, il y avait le palais épiscopale et lorsqu’on descendait vers la droite, il y avait la sortie de la ville et une sortie pour aller dans les bas-fonds. Et c’est aussi par là qu’ils ont construit le pont qui menait dans les bureaux où se faisait les réunions budgétaires.


● Depuis combien de temps n’êtes-vous pas retourné au Luxembourg ?


Depuis que mes grands-parents sont décédés, je n’y suis retournée qu’une seule fois avec mon mari et étant donné que je n’y avais plus d’attache, je n’y suis plus retourné.



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